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Benga
Plat emblématique du Burkina Faso, le Benga (ou « haricot » pour les intimes) incarne l’âme réconfortante et généreuse de la cuisine burkinabè. Ce mets simple et nourrissant marie harmonieusement des haricots niébé (black-eyed peas) tendrement cuits et un riz parfumé, cuits ensemble jusqu’à obtenir une texture moelleuse, presque crémeuse, où les saveurs se fondent en un tout homogène et réconfortant. Nappé d’une sauce tomate maison relevée — tomates fraîches, oignons, poivrons, ail, et une pointe de piment qui réveille les papilles —, il est souvent enrichi de morceaux de viande (poulet, bœuf ou mouton), de poisson fumé ou simplement servi nature pour les puristes. Rassasiant, riche en protéines végétales et imprégné de traditions familiales, le Benga est bien plus qu’un plat : c’est un symbole de partage, de simplicité authentique et du « goût de chez soi » que l’on retrouve dans toutes les gargotes d’Ouagadougou comme dans les foyers du Faso. Un classique incontournable qui réchauffe le cœur et l’estomac, à savourer sans modération.

Gonre
Joyau discret de la cuisine traditionnelle burkinabè, le Gonré (aussi appelé gnon, gnonkon, gaonré ou faro selon les régions et variantes) est un mets ancestral qui célèbre la simplicité et la richesse nutritionnelle des ingrédients du terroir. Préparé à base de haricots niébé (black-eyed peas) soigneusement pilés ou réduits en pâte fine, mélangés parfois à de la farine de maïs, de mil ou de couscous, puis cuits à la vapeur dans des feuilles (souvent de haricot ou d’épinard), le gonré offre une texture moelleuse, compacte et légèrement fondante — un vrai « gâteau » végétal savoureux et consistant. Riche en protéines végétales, en glucides et en nutriments essentiels, il est souvent servi nature pour apprécier sa saveur authentique et douce, ou accompagné d’une sauce relevée : tomate pimentée, arachides moulues, poisson frit croustillant, viande en morceaux ou légumes. Certaines versions intègrent des feuilles vertes pilées pour une variante encore plus nutritive et parfumée. Symbole de l’ingéniosité culinaire mossi et des repas familiaux quotidiens au Burkina Faso, le gonré incarne l’art de transformer des produits simples en plat réconfortant, nourrissant et profondément ancré dans la culture. Un trésor du Faso à déguster chaud, avec les doigts ou une cuillère, pour un voyage gustatif authentique et chaleureux.

Chitoumou
Le Chitoumou Spécialité emblématique de la cuisine bobo et de l’ouest du Burkina Faso, le chitoumou désigne les chenilles de l’arbre à karité (Cirina butyrospermi), affectueusement appelées « le caviar de la brousse » par les amateurs. Ces larves, récoltées avec soin pendant la saison des pluies (généralement en juin-juillet) lorsqu’elles se nourrissent exclusivement des feuilles du karité, sont un véritable trésor gastronomique et nutritionnel. Riches en protéines (plus de 60 %), en fer, en oméga-3 et en vitamines, elles constituent une source alimentaire précieuse, à la fois traditionnelle et hautement nutritive. Le chitoumou se décline selon les envies et les régions : Grillé ou sauté à sec avec oignons et tomates pour un goût noisette, légèrement croquant et umami irrésistible En sauce tomate relevée, accompagné de tô, de riz ou de feuilles d’oseille En sandwich, en soupe, ou intégré dans des recettes créatives (spaghettis, pizza ou nems) pour une touche moderne Symbole de l’ingéniosité culinaire des peuples de l’Ouest burkinabè, particulièrement chez les Bobo, le chitoumou incarne le lien profond entre la nature, la culture et la table. Récolté principalement autour de Bobo-Dioulasso et dans le Guiriko, il représente un pan important de l’économie locale, souvent porté par les femmes. Un mets audacieux, savoureux et ultra-nutritif qui surprend les palais curieux et séduit les connaisseurs par sa texture unique et sa richesse gustative. Un classique du terroir burkinabè à découvrir ou à redécouvrir sans hésiter