Le Nakambé, anciennement connu sous le nom de Volta Blanche, est l’un des trois grands fleuves historiques du Burkina Faso avec le Mouhoun (Volta Noire) et le Nazinon (Volta Rouge). Il prend sa source dans le nord du pays, près de la frontière malienne, puis traverse le Burkina Faso du nord au sud sur plusieurs centaines de kilomètres avant de poursuivre son cours au Ghana, où il rejoint le Nazinon pour former la Volta, l’un des plus importants systèmes fluviaux d’Afrique de l’Ouest.

Avec une longueur totale d’environ 970 kilomètres, dont une grande partie sur le territoire burkinabè, le Nakambé constitue une ressource stratégique pour le développement économique du pays. Son bassin accueille plusieurs ouvrages hydrauliques majeurs, notamment les barrages de Ziga et de Bagré. Le barrage de Ziga assure une grande partie de l’approvisionnement en eau potable de Ouagadougou, tandis que le barrage de Bagré soutient la production d’électricité, l’irrigation agricole, la pêche et le développement touristique.

Le fleuve traverse des paysages variés allant des savanes sahéliennes du nord aux plaines agricoles du centre et du sud du pays. Ses eaux favorisent les activités agricoles, l’élevage, la pêche artisanale ainsi que le maintien d’écosystèmes essentiels à la biodiversité. Comme la plupart des cours d’eau du Burkina Faso, son débit est fortement influencé par les saisons, avec des crues durant l’hivernage et une baisse significative des niveaux d’eau pendant la saison sèche.

Au-delà de son importance économique et environnementale, le Nakambé occupe une place particulière dans l’histoire et l’identité nationale du Burkina Faso. Il a contribué au peuplement de nombreuses régions et demeure aujourd’hui l’un des piliers des ressources en eau du pays.